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Lieux légendaires et mythiques de Bretagne : Brocéliande


2012, une nouvelle année... Traou Mad continue à vous faire sentir le pouls de la Bretagne. Succédant aux symboles bretons, place à une nouvelle série sur les lieux de mythes et de légendes. Commençons par certainement le plus populaire d'entre eux : Brocéliande !

Il est de ces lieux qui sont et seront toujours imprégnés de merveilleux. Conditions cosmiques ou telluriques, évènements constatés ou rapportés, manifestations divines ou de foi pure, qui le saura jamais et après tout, qu’importe… Brocéliande est de ceux-là.

Brocéliande. Un nom qui roule comme un tonnerre commencé en Bretagne et finissant dans la lande, extirpant de l’inconscient collectif des images éternelles. Tout d’abord une forêt, dense, mystérieuse où le surnaturel est omniprésent. Dans cette forêt, des druides, témoins et même acteurs de cette communion avec les dieux, des hommes, mais pas n’importe lesquels : de preux chevaliers réunis autour de la Table Ronde par leur roi, Arthur, un roi dont la naissance même a été savamment organisée par Merlin. Merlin. L’enchanteur aux pouvoirs prodigieux, fils d'un démon et d'une nonne, dirigeant son propre roi et pourtant humain au point d’être amoureux et piégé par la fée Viviane, la fameuse dame du lac.




Brocéliande, dernier vestige d’une immense forêt dense, vivante, sanctuaire celtique, dont on ne parle jamais comme d’une simple forêt, mais comme d’un lieu sacré. Nul ne doute, même de nos jours, qu’en Brocéliande existe un passage magique entre Petite et Grande Bretagne, expliquant la présence d’Arthur des deux côtés de la Manche sans jamais parler de traversée maritime.

Pour faire quelques concessions à notre sacro-saint rationalisme, il faut évoquer les traces multi millénaires des tribus celtiques en Armorique et se souvenir de Guillaume le Conquérant. En effet, l’emprise de l’empire romain et de la christianisation avaient progressivement éloigné l’Armorique de ses racines celtes. Au XIème siècle, la conquête de l’Angleterre se fait notamment grâce à de valeureux bretons que Guillaume récompense en leur octroyant des terres outre Manche. Ces nouveaux notables vont asseoir leur légitimité, par la langue qu’ils possèdent déjà, mais aussi par cette mythologie commune redécouverte.

Hauts personnages du mythe celtique : Lancelot et Guenièvre


Géographiquement parlant, Brocéliande est entourée d’un épais brouillard
. Nombre de têtes bien faites se sont penchées sur ce berceau de légendes sans résultat probant. Ni la première apparition de la forêt mystérieuse dans un texte de 1160, ni les divers écrits la mentionnant au cours des trois siècles suivants (aucun signé d’un breton), ne contiennent d’informations exploitables. Longtemps assimilée à la forêt de Quintin, Brocéliande serait en fait la forêt de Paimpont, mais cette théorie bien ancrée depuis 1835 est battue en brèche depuis 1980 par divers chercheurs qui la situent près de Huelgoat, du Mont Saint-Michel, de Dol, à Paule, voire en Normandie. De quoi y perdre son lutin !

La toponymie appelée à la rescousse ne s’est pas avérée plus concluante. La plus ancienne forme connue, Brecheliant, serait basée sur le celtique Brec'h (colline), suivi d'un nom d'homme. Mais le nom Brecilien du texte de 1467, s’il est la forme ancienne de Brécheliant, pose problème. S’agit-il du « bre » qui désigne une proéminence appartenant à un seigneur féodal ou du « bré » indiquant un point bas et marécageux, à moins qu’on ne se souvienne que « bro » signifie pays en breton… Quant aux trouvères, ils appelaient « Bresilianda » la Bretagne armoricaine en son entier !




Loin d’être anodine, cette localisation impossible de Brocéliande apporte à son mystère et pérennise toutes les légendes. À croire que les schistes rouges du Val sans retour ont été semés tout autour de Brocéliande elle-même pour empêcher les mortels de s’en approcher. En attendant que Merlin se libère des neuf cercles magiques, que la fée Morgane ravale sa haine et qu’Arthur revienne, comme il est promis, pour unir à nouveau les deux "Bretagne".

Le Val sans retour

Grand Prix du Disque Produit en Bretagne 2010 : les 3 lauréats


Produit en Bretagne, ce n’est pas seulement l’alimentaire, c’est aussi la culture et la musique bretonne. Cette année, les producteurs installés en Bretagne ont proposé 40 albums pour le Grand Prix du Disque Produit en Bretagne 2010, dont les lauréats ont été annoncés le 16 avril dernier en direct sur France Bleu Armorique.

Le jury composé de 13 disquaires, programmateurs de salle ou de festival, journalistes et représentants des médias a ainsi primé les 3 albums suivants :




Grand Prix du Disque 2010 :
Erwan Hamon / Janick Martin - "Sous le tilleul"

Opus du duo bien connu pour ses créations en quintet. Flûte et accordéon soutenu par le chant sur certains morceaux. Des virtuoses de la musique à danser et à écouter du pays Gallo (bassin de Redon / Loudéac / Rennes). Ils associent airs traditionnels et compositions, dans une grande modernité, des accents jazz qui en font un petit bijou à écouter jusqu’au bout.

« Ce disque s’écoute jusqu’au bout comme on va d’une traite à la dernière ligne d’un bon livre bien ficelé. »

Pour en savoir plus : présentation

Pour écouter :
www.myspace.com/janickmartin
www.myspace.com/hamonerwan
 



Prix Musique Bretonne 2010 : Dièse3

Premier album du trio qui n’existe que depuis 2 ans. Bien que très jeunes,  ses membres ont déjà un solide parcours dans le Kreizh Breizh et au-delà. Ils réussissent, par leurs compositions et leurs arrangements à apporter une réelle fraîcheur aux thèmes dansants qu’ils ont choisis.

« Une création pleine de fraîcheur dans le monde de la musique à danser. La formation est jeune mais déjà bien aboutie »

Pour en savoir plus : présentation

Pour écouter : www.myspace.com/diese3trio



Prix Jeune Artiste 2010 : Moongaï - "Folie"

C’est aussi un premier album prometteur, d’une pop électro douce et mélodieuse, quelque peu planante et déjà très maîtrisée. Le duo ligérien s’exprime en français, chose pas si facile dans cet univers, et promet de faire encore de belles créations.

« Non seulement c’est très bien fait, mais en plus c’est en français ! La bonne idée de faire un maxi plutôt qu’un album complet non abouti »

Pour en savoir plus : présentation

Pour écouter : www.myspace.com/moongai

Ces musiciens et chanteurs qui créent aujourd’hui en Bretagne se produiront le 7 mai prochain à Vannes au Palais des Arts, à l’occasion de la soirée de remise des Prix organisée par Produit en Bretagne. Lors de cette soirée, Produit en Bretagne proposera également les concerts de Red Cardell (Grand Prix du Disque 2009), Pascal Lamour et du Bagad de Lann Bihoué.

A vos agendas !



Portrait d’une amatrice de Traou Mad : Gwenaelle Guyot

Gwenaelle Guyot est consultante en communication. Originaire de Bretagne, elle habite aujourd’hui à Plaisir, dans les Yvelines et nous raconte tout ce que Traou Mad signifie pour elle…

Traou Mad… qu’est-ce que cela évoque pour vous ?
Traou mad… cela évoque mon enfance, et mes origines bretonnes auxquelles je suis très attachée.
Lorsque j’étais enfant, je me souviens que ma mère nous commandait des Traou Mad pour Noël. C’était une joie de voir arriver les boîtes de fer bleues avec la petite bretonne à coiffe dessus, ou les photos d’un port lointain… Ces gâteaux, palets ou galettes recelaient tout le mystère de mes origines : onctueux, originaux, savoureux, granuleux….
Traou Mad, ça voulait tout dire... Des mots mystérieux qui m’emmenaient dans des contrées lointaines et féeriques.
Aujourd’hui, lorsque j’entends le mot « Traou Mad », ou lorsque je croise une de ces boites métalliques, une bouffée de nostalgie m’envahit et je revois la petite fille gourmande d’il y a 30 ans…

Dans la gamme des biscuits Traou Mad, quels sont vos préférés ?
Je les aime tous... Mais c’est vrai que les palets ont toute ma préférence. J’aime leur fondant sous l’aspect un peu farineux, j’aime leur saveur très typique. Ces palets ont un parfum d’interdit pour une jeune maman qui lutte contre les kilos en trop. Alors c’est un petit plaisir rare. J’aime particulièrement les plonger délicatement dans mon café, les égoutter au bord de ma tasse, et les laisser fondre sur la langue en fermant les yeux. J’y retrouve toute la tendresse de ma maman, et ses petits gestes d’amour.
J’ai également un faible pour les crêpes dentelles, croquantes et légères, que je réserve pour les thés avec les copines.

Selon vous, qu’est-ce qui fait la différence entre les biscuits de Traou Mad et ceux d’une autre marque ?
Les Traou Mad évoquent l’authenticité, le goût véritable des spécialités bretonnes. J’apprécie particulièrement la présentation des produits : un design raffiné, bleu et blanc, le papier doré sur les crêpes… c’est une fête sans cesse renouvelée. J’ai l’impression d’ouvrir un cadeau à chaque paquet.

Quelle est la place de la Bretagne dans votre vie ?
Mes arrière-grands-parents ont quitté Lorient pendant la guerre de 14-18, pour venir travailler dans les aciéries du Nord de la France. J’ai été bercée par les histoires bretonnes depuis ma plus tendre enfance : La vieille « Tante Anne-Marie » qui cuisinait une soupe de poisson merveilleuse, la pêche au couteau, les traditions… Avide de lectures je me suis intéressé très jeune aux contes et légendes, puis plus tard je me suis jetée avec passion dans les écrits de Jean Markale avant de rejoindre le Cercle « di bugale ar gwen ti huel » pour gavotter jusqu’au bout de la nuit.
La Bretagne est une quête sacrée, comme un Graal à portée de main.
J’y retourne à la moindre occasion, respirer les embruns, et replanter mes racines sur cette terre qui ne m’a pourtant pas vue grandir. De cette région j’ai conservé le verbe sec et rapide, un caractère farouchement déterminé (certains diront têtu) et l’amour de la mer. Peut être que mes engagements en faveur du développement durable puisent leur source dans ces origines…

Si vous aussi vous souhaitez témoigner de votre goût pour les biscuits Traou Mad et la Bretagne, contactez-nous !

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