La mer nourricière est partie intégrante de la vie en Bretagne. Qu’ils soient produits de la pêche à pied, au bord, à bord ou au large, une immense variété de poissons et fruits de mer prend naturellement place dans la tradition gastronomique bretonne.

Au long de ses 2370 km de côtes, la Bretagne recense la présence de nombreux poissons nobles et offre des « terroirs » de prédilection aux huîtres et aux crustacés dont on compte près de 900 espèces. Et n’oublions pas que les pêcheurs bretons ont toujours su aller plus loin chercher d’autres poissons et maîtriser les techniques de leur conservation en mer.

Quelle fête que le débarquement de la marée, le matin dans les ports ! Maquereaux, lieus, bars, roussettes... côtoient allègrement thons, sardines, lottes et autres soles.

Un peu plus loin les huîtres, classées en 12 crus, jouent les stars. Il y a l’huître plate de la Bretagne Nord, la Belon qui prend des aises quatre années de Cancale au Croisic avant de trôner ultra fraîche dans nos repas de fête. Et l’huître creuse de Bretagne Sud élevée et affinée dans le Golfe du Morbihan, l’anse du Pô et au Croisic ou encore en eaux profondes dans la baie de Quiberon.


Plus modestes, mais tout aussi savoureux, les moules sauvages ou d’élevage (Bouchot notamment), les homards, crevettes, langoustines, araignées ou dormeurs (nom breton du tourteau) abondent sur les marchés bretons.

Parc à huîtres sur le Bélon à Riec-sur-Bélon


Source de vitamines et gorgé de sels minéraux,
le poisson est excellent pour la santé, à l’instar des coquillages et crustacés excellents pour le cœur et qui dopent le système immunitaire. Autant d’excellentes raisons de ne pas bouder notre plaisir de les retrouver dans nos assiettes, surtout accommodés au savoir-faire breton.

Le nec plus ultra, la dégustation d’un plateau de fruits de mer ou d’une cotriade (bouillabaisse bretonne) les yeux dans l’océan, comme l’ouverture et la dégustation les pieds dans l’eau d’un coquillage qu’on vient de cueillir, reste un privilège quasi exclusivement breton… Le commun des mortels, qui consomme ailleurs ces merveilleuses saveurs, ressentira l'appel irrésistible de la Bretagne, ou continuera ainsi à en goûter les saveurs.

Mise en boîtes. Photo coll.L.Digue