Vous partagez avec Traou Mad un goût certain pour la Bretagne et ses choses bonnes, probablement aussi pour ses « choses belles ». Ce ne sont pas les peintres de l’école de Pont-Aven qui vous feront changer d’avis !

Traou Mad et ses célèbres peintres, mais vous auriez bien du mal à raconter leur histoire ? Nous avons défriché le terrain pour vous, suivez le guide…

Pourquoi Pont-Aven ?

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tourisme se développe en Bretagne avec l’arrivée du chemin de fer. La Bretagne était alors une région assez méconnue et attirante qui proposait un train de vie plus modeste que d’autres littoraux français comme la Côte d’Azur. 

Ce ne sont pas les peintres eux-mêmes qui se sont dans un premier temps revendiqués de l’École de Pont-Aven : ce nom a été donné a posteriori aux artistes qui sont régulièrement venus peindre dans la petite ville du Finistère. Leur attrait pour cette jolie cité est d’ailleurs leur principal point commun puisqu’ils utilisent des techniques et des styles bien différents.

La vie d’artiste à Pont-Aven 

L’école de Pont-Aven, c’est donc avant tout des artistes qui se réunissent et « apportent en commun leurs idées personnelles et surtout la haine de l’enseignement officiel » comme le résume Paul Sérusier. Au quotidien, les peintres s’inspirèrent aussi bien du décor naturel que des habitants pour réaliser certains des tableaux emblématiques de cette école.

À Pont-Aven, les commerçants locaux ont largement bénéficié de l’arrivée des peintres, à l’image de la pension Gloanec que Gauguin délaissa finalement pour l’Auberge de Marie Henry, redécorée par les artistes qui payaient leur séjour sur place avec leurs peintures ou leurs sculptures.

Pour aller plus loin, les musées de Pont-Aven (qui ouvrira de nouveau ses portes en 2015) et de Quimper disposent de magnifiques collections dédiées à l’école de Pont-Aven. Partez à la découverte de ces peintres et vous ne regarderez plus jamais les boîtes de Traou Mad de la même manière !