Le macaron breton aux galettes de Pont-Aven

Vous connaissez le macaron ? Né en Italie au Moyen-Âge, ce biscuit « sandwich » a fait, ces dernières années, une entrée remarquée dans les cuisines des professionnels et des amateurs français. Et si on le revisitait à la sauce bretonne ?

Vous commencez à nous connaître, nous aimons vous proposer des recettes aussi délicieuses que simples à réaliser : nous avons donc opter pour un macaron qui ne vous causera pas de sueurs froides au moment du croûtage. Dans cette version armoricaine, il faut juste prévoir un temps de repos de 2h. À souligner deux fois pour ceux qui auraient du mal à résister aux tentations…

Recette du macaron breton

Parfait pour le goûter, le macaron breton remporte aussi un franc succès au moment du café gourmand. On se lance ?

NOMBRE DE PERSONNES : 4

PRÉPARATION : 30 min

CUISSON : 10 min

REPOS : 2 h

Ingrédients pour 4 macarons bretons

  •      16 Galettes de Pont-Aven®
  •       250 g de fromage blanc à 0%
  •        10 cl de crème liquide
  •        150 g de chocolat blanc
  •        2 g d'agar agar 

Sur une plaque à pâtisserie ou un plat recouvert de papier cuisson (que vous disposerez au réfrigérateur), déposez des cercles en inox à la dimension des Galettes.

Faites fondre le chocolat blanc avec la crème liquide et l’agar-agar  au bain-marie. Mélangez soigneusement. Dans un bol, versez l'ensemble sur le fromage blanc et mélangez à nouveau rapidement.

Déposez 2 Galettes de Pont-Aven dans chaque cercle. Versez la préparation au chocolat blanc. Recouvrir de 2 autres Galettes en appuyant légèrement.

Laissez reposer au frais pendant 2 heures.

Passez un couteau le long des parois des cercles pour les décoller. Dégustez ! 

Les conseils Traou Mad

On peut remplacer l’agar-agar par de la gélatine mais on trouve ce substitut végétal de plus en plus facilement dans les supermarchés. À savoir : l’agar agar n’agit qu’avec une préparation chaude, qui va se gélifier en refroidissant. 

Vous avez compris le principe ? N’hésitez pas à tester vos propres versions si vous n’aimez pas le chocolat blanc ou si vous avez envie d’un nappage supplémentaire : chocolat noir, noix de coco, vanille…

L’École de Pont-Aven : on révise ?

Vous partagez avec Traou Mad un goût certain pour la Bretagne et ses choses bonnes, probablement aussi pour ses « choses belles ». Ce ne sont pas les peintres de l’école de Pont-Aven qui vous feront changer d’avis !

Traou Mad et ses célèbres peintres, mais vous auriez bien du mal à raconter leur histoire ? Nous avons défriché le terrain pour vous, suivez le guide…

Pourquoi Pont-Aven ?

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tourisme se développe en Bretagne avec l’arrivée du chemin de fer. La Bretagne était alors une région assez méconnue et attirante qui proposait un train de vie plus modeste que d’autres littoraux français comme la Côte d’Azur. 

Ce ne sont pas les peintres eux-mêmes qui se sont dans un premier temps revendiqués de l’École de Pont-Aven : ce nom a été donné a posteriori aux artistes qui sont régulièrement venus peindre dans la petite ville du Finistère. Leur attrait pour cette jolie cité est d’ailleurs leur principal point commun puisqu’ils utilisent des techniques et des styles bien différents.

La vie d’artiste à Pont-Aven 

L’école de Pont-Aven, c’est donc avant tout des artistes qui se réunissent et « apportent en commun leurs idées personnelles et surtout la haine de l’enseignement officiel » comme le résume Paul Sérusier. Au quotidien, les peintres s’inspirèrent aussi bien du décor naturel que des habitants pour réaliser certains des tableaux emblématiques de cette école.

À Pont-Aven, les commerçants locaux ont largement bénéficié de l’arrivée des peintres, à l’image de la pension Gloanec que Gauguin délaissa finalement pour l’Auberge de Marie Henry, redécorée par les artistes qui payaient leur séjour sur place avec leurs peintures ou leurs sculptures.

Pour aller plus loin, les musées de Pont-Aven (qui ouvrira de nouveau ses portes en 2015) et de Quimper disposent de magnifiques collections dédiées à l’école de Pont-Aven. Partez à la découverte de ces peintres et vous ne regarderez plus jamais les boîtes de Traou Mad de la même manière !


Produits naturels de Bretagne : les poissons et fruits de mer


La mer nourricière est partie intégrante de la vie en Bretagne. Qu’ils soient produits de la pêche à pied, au bord, à bord ou au large, une immense variété de poissons et fruits de mer prend naturellement place dans la tradition gastronomique bretonne.

Au long de ses 2370 km de côtes, la Bretagne recense la présence de nombreux poissons nobles et offre des « terroirs » de prédilection aux huîtres et aux crustacés dont on compte près de 900 espèces. Et n’oublions pas que les pêcheurs bretons ont toujours su aller plus loin chercher d’autres poissons et maîtriser les techniques de leur conservation en mer.

Quelle fête que le débarquement de la marée, le matin dans les ports ! Maquereaux, lieus, bars, roussettes... côtoient allègrement thons, sardines, lottes et autres soles.

Un peu plus loin les huîtres, classées en 12 crus, jouent les stars. Il y a l’huître plate de la Bretagne Nord, la Belon qui prend des aises quatre années de Cancale au Croisic avant de trôner ultra fraîche dans nos repas de fête. Et l’huître creuse de Bretagne Sud élevée et affinée dans le Golfe du Morbihan, l’anse du Pô et au Croisic ou encore en eaux profondes dans la baie de Quiberon.


Plus modestes, mais tout aussi savoureux, les moules sauvages ou d’élevage (Bouchot notamment), les homards, crevettes, langoustines, araignées ou dormeurs (nom breton du tourteau) abondent sur les marchés bretons.

Parc à huîtres sur le Bélon à Riec-sur-Bélon


Source de vitamines et gorgé de sels minéraux,
le poisson est excellent pour la santé, à l’instar des coquillages et crustacés excellents pour le cœur et qui dopent le système immunitaire. Autant d’excellentes raisons de ne pas bouder notre plaisir de les retrouver dans nos assiettes, surtout accommodés au savoir-faire breton.

Le nec plus ultra, la dégustation d’un plateau de fruits de mer ou d’une cotriade (bouillabaisse bretonne) les yeux dans l’océan, comme l’ouverture et la dégustation les pieds dans l’eau d’un coquillage qu’on vient de cueillir, reste un privilège quasi exclusivement breton… Le commun des mortels, qui consomme ailleurs ces merveilleuses saveurs, ressentira l'appel irrésistible de la Bretagne, ou continuera ainsi à en goûter les saveurs.

Mise en boîtes. Photo coll.L.Digue


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