Produits naturels de Bretagne : les algues

Septembre, les grandes marées, la pêche à pied… c’est le moment parfait pour (re)découvrir les algues et leurs bienfaits.

D’aspect peu engageant, ces organismes vivants, les premiers apparus sur terre, travaillent principalement à apporter l'oxygène à l'eau de mer par synthèse chlorophyllienne et constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire. Lorsqu’on sait que les algues produisent 90% de tout l'oxygène si vital que nous respirons et qu’elles sont responsables de près de 80% des réserves alimentaires du monde, notre regard change.

Ces légumes sauvages sont en harmonie parfaite avec notre vie humaine. Non seulement les algues sont incroyablement riches en iode, minéraux, oligo-éléments, vitamines, fibres et protéines nécessaires à notre vie et à notre santé, mais encore elles présentent tous ces bienfaits sur un plateau : le corps humain les métabolise très facilement et quasi intégralement.

Contrairement à des pays comme le Japon, la tradition gastronomique française peine à intégrer les algues. La consommation d’algues en tant que légumes n’est d’ailleurs autorisée en France que depuis 1980. Nous préférons les utiliser de façon externe… pour la cosmétique et la thalassothérapie et si nous en mangeons un peu c’est généralement à notre insu lorsqu’elles entrent dans la composition de yaourts ou autres desserts sous forme de gélifiant végétal au nom barbare (E401 à E407).

En Bretagne, grâce à la qualité de la mer, à la limite entre les zones froides et chaudes et la transparence de l'eau, on recense environ 800 variétés d’algues, ce qui fait de la péninsule le plus grand champ d’algues naturel au monde. On y trouve des algues de toutes sortes. Sauvages comme la laitue de mer d’un vert lumineux, souple et aux saveurs corsées, la dulse rouge et croquante, le brun et tendre spaghetti de mer, la fine nori aux reflets violets qui sert pour les sushi ou encore le kombu royal, le très prisé « baudrier de Neptune », laminaire charnue et croquante qui allie subtilement saveurs sucrées et iodées. Certaines algues, comme le wakamé sont cultivées en filière sur les côtes bretonnes.

Si vous ne pouvez pas aller en personne pêcher vos algues favorites (en ce moment on récolte la dulse et la laitue de mer) des pêcheurs professionnels s’en chargent. Aussitôt après la récolte, les algues sont lavées à l'eau de mer puis mises en conservation par salage ou déshydratation afin de permettre au plus grand nombre le bénéfice de leurs bienfaits.

C'est l'été, visitez la biscuiterie Traou Mad !


Ce sont les derniers jours pour visiter notre biscuiterie cet été... Vous êtes en vacances dans le Finistère ou de passage dans notre magnifique région ? Profitez-en pour un détour au cœur de la tradition et de la gourmandise purement Breizh !

Qu'avez-vous prévu mardi, mercredi et jeudi prochain ? Une visite de Pont-Aven ou de l'un des petits ports pittoresques finistériens ? Une balade dans la forêt de Huelgoat ? Une sortie à la plage ? Qu'il pleuve ou que le soleil brille, venez aussi visiter l'usine de fabrication de nos fameux Traou Mad !

Rendez-vous à 10h zone de Kergazuel à Pont-Aven, en réservant au préalable au 02 98 06 01 03. Pour les groupes, contactez Pascal au 06 26 63 42 27.

En cas de forte affluence, une deuxième visite sera prévue à 11h.

Nous vous recevrons avec grand plaisir, afin de vous faire découvrir une part de la gastronomie bretonne traditionnelle. Et pourquoi pas, vous donner envie de rapporter chez vous quelques souvenirs gourmands de Bretagne !

A bientôt !

Produits naturels de Bretagne : le sel de Guérande


C’est l’été. La période où les paludiers récoltent le sel. Une occasion unique pour les vacanciers de tous âges de voir accomplir un travail aux gestes ancestraux, de toucher du doigt l’imbrication de la Nature avec le quotidien.

Car la récolte du sel a cette particularité de n’avoir connu aucune industrialisation. La technique est plurimillénaire et le produit final ne nécessite qu’un emballage pour parvenir au consommateur.

Les marais salants de Guérande se situent au sud de la Bretagne, entre les embouchures de la Loire et de la Vilaine. Là, dès la plus haute antiquité, la mer aidée du soleil et du vent a donné à l’homme le Sel, l’élément qui donne goût à la Terre.

Photo AFP

Lors des marées de forts coefficients, le marais est envahi deux fois par jour par l’eau de mer. Par un savant dosage d’ouvertures de vannes, le paludier lui donne accès à la vasière où le soleil et le vent l’évaporent. Le tracé des salines ne doit rien au hasard. Une légère et constante dénivellation amène l’eau dans les différents bassins d'évaporation jusqu'aux œillets où le sel achève sa cristallisation et est récolté.

Cinq des salines encore exploitées aujourd’hui datent de l'époque carolingienne et ce sont les moines du prieuré de Batz qui, il y a plus de mille ans, ciselèrent le plan de cette manufacture à ciel ouvert.

Cette production artisanale permet de préserver l’exceptionnelle richesse du site guérandais, très prisé par une multitude d’espèces d’oiseaux et à la végétation haute en couleurs et variétés. C’est ici qu’on trouve la plus étrange et de la plus connue des plantes halophiles : la salicorne.

Auteur : Gwen4435


Jusqu’il y a peu, le sel était simplement considéré comme utile. De grands chefs renommés se sont employés à en faire reconnaître la valeur gustative particulière et sont à l’origine d’une nouvelle récolte : la fleur de sel. Il s’agit d’une sorte de croûte qui apparait « à fleur » du sel à certaines heures jours et sous certaines conditions climatiques, cristallisant la subtilité des arômes.

Au-delà de sa saveur et de celles qu’il relève, le sel possède mille vertus et fait partie intrinsèque de notre culture. Allié indispensable pour la conservation, il servait de base à un impôt : la gabelle, et se retrouve dans de multiples expressions et superstitions.

On ne peut clore le chapitre du sel sans évoquer le très breton beurre salé. Cette tradition née d’un simple souci de conservation, a perduré en Bretagne pour une simple raison… fiscale. Producteurs de sel, exempts de gabelle, les bretons ont toujours salé leur beurre. Une touche de terroir  d’un haut intérêt gastronomique devenue aussi indissociable de la Bretagne.

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